Porte Anti Squat Sitex
La protection contre le squat : enjeux et solutions en 2026
La problématique du squat de logements vacants demeure une préoccupation majeure pour les propriétaires français en 2026. Face à l’évolution constante des techniques d’intrusion et au renforcement du cadre juridique, les dispositifs anti-squat se sont considérablement perfectionnés. Cet article examine en profondeur les solutions actuelles, avec un focus particulier sur les systèmes Sitex et leurs alternatives.
Comprendre la menace du squat en 2026
Le squat de biens immobiliers vacants continue de croître dans les zones urbaines françaises. Les propriétaires de logements inoccupés, qu’il s’agisse de périodes de travaux, de mise en vente ou de succession, font face à des risques accrus. Une fois qu’un squat est établi, les démarches d’expulsion peuvent s’étendre sur plusieurs mois, voire années, engendrant des coûts considérables et des dégradations importantes du bien.
La législation française, bien qu’ayant évolué ces dernières années, maintient une protection substantielle des occupants, même illégitimes, rendant la prévention absolument essentielle. Les tribunaux privilégient généralement les procédures longues pour garantir les droits de tous, ce qui renforce l’importance d’une sécurisation proactive.
Qu’est-ce qu’une porte anti-squat Sitex ?
Sitex représente la référence historique en matière de protection anti-squat en France. Il s’agit de panneaux métalliques renforcés, généralement en acier galvanisé, conçus pour bloquer physiquement l’accès aux ouvertures d’un bâtiment vacant. Ces dispositifs se caractérisent par leur robustesse exceptionnelle et leur installation rapide.
Caractéristiques techniques des portes Sitex
Les portes anti-squat Sitex se distinguent par plusieurs attributs techniques :
Construction et matériaux : Fabriquées en acier galvanisé d’une épaisseur minimale de 15/10ème, ces portes résistent aux tentatives d’effraction courantes. Leur traitement anticorrosion assure une durabilité même dans des environnements exposés aux intempéries. Les modèles 2026 intègrent désormais des alliages renforcés offrant une résistance supérieure tout en réduisant le poids global du dispositif.
Système de fixation : L’installation s’effectue directement sur le bâti existant via des points d’ancrage multiples. Les fixations anti-dévissage et les rivets borgnes empêchent le démontage depuis l’extérieur. Les nouvelles générations utilisent des systèmes de fixation brevetés qui se verrouillent automatiquement lors de la pose, rendant toute tentative de retrait extrêmement difficile sans outillage spécialisé.
Accessibilité contrôlée : Contrairement aux simples plaques de condamnation, les portes Sitex permettent un accès contrôlé au bâtiment pour les propriétaires ou les entreprises intervenant sur le chantier. Un système de serrure haute sécurité, souvent à clé brevetée, garantit que seules les personnes autorisées peuvent pénétrer dans les lieux.
Les différents types de protection anti-squat
Portes anti-squat métalliques
Au-delà de Sitex, le marché propose diverses solutions métalliques adaptées à différents besoins et budgets. Les panneaux peuvent être pleins pour une discrétion maximale, ou grillagés pour permettre la ventilation dans certains contextes spécifiques. Les fabricants proposent également des solutions sur-mesure pour les ouvertures atypiques.
En 2026, les innovations incluent des panneaux composite alliant acier et polymères haute résistance, offrant une protection équivalente avec un poids réduit de 30% par rapport aux modèles traditionnels. Cette évolution facilite grandement la manipulation et l’installation, particulièrement pour les ouvertures en étage.
Barreaux et grilles de protection
Cette solution traditionnelle conserve sa pertinence pour certaines configurations. Les barreaux fixes ou amovibles protègent efficacement fenêtres et soupiraux tout en maintenant une certaine transparence visuelle. Leur principal avantage réside dans la possibilité de conserver l’aération naturelle du bâtiment, aspect crucial pour prévenir les problèmes d’humidité dans les logements vacants de longue durée.
Les systèmes de grilles escamotables représentent une évolution intéressante, permettant une installation temporaire sans altération permanente de la façade, particulièrement apprécié dans les immeubles classés ou soumis à des contraintes architecturales.
Dispositifs électroniques et connectés
La révolution numérique a transformé le secteur de la sécurisation des bâtiments vacants. Les systèmes d’alarme anti-intrusion connectés, couplés à des caméras de surveillance avec intelligence artificielle, offrent une surveillance 24h/24. Ces technologies détectent toute tentative d’effraction et alertent instantanément le propriétaire ou une société de sécurité via application mobile.
Les capteurs de mouvement nouvelle génération distinguent désormais les animaux des intrusions humaines, réduisant considérablement les fausses alertes. Certains systèmes intègrent même la reconnaissance faciale pour identifier les visiteurs autorisés. Le coût d’installation a significativement diminué depuis 2024, rendant ces solutions accessibles aux particuliers.
Solutions innovantes 2026
L’année 2026 voit l’émergence de dispositifs hybrides combinant protection physique et surveillance électronique. Des portes anti-squat équipées de capteurs intégrés détectent les tentatives de forçage et transmettent des alertes en temps réel. Des systèmes de verrouillage intelligent permettent l’accès temporaire à distance pour les artisans, avec traçabilité complète des entrées et sorties.
Les films de protection pour vitrage, quasi-invisibles, renforcent considérablement la résistance des fenêtres tout en maintenant l’esthétique du bâtiment. Leur pose rapide en fait une solution complémentaire appréciée.
Installation d’une porte anti-squat : processus et intervenants
Faire appel à un professionnel agréé
L’installation de protections anti-squat requiert l’intervention de professionnels qualifiés. Les serruriers spécialisés et les entreprises certifiées disposent de l’expertise nécessaire pour garantir une pose conforme aux normes de sécurité et aux réglementations locales. Une installation défectueuse compromet non seulement l’efficacité du dispositif mais peut également engager la responsabilité du propriétaire en cas d’accident.
Les professionnels agréés réalisent systématiquement un diagnostic préalable pour identifier tous les points d’accès vulnérables. Cette expertise permet de concevoir une stratégie de sécurisation globale plutôt qu’une protection ponctuelle insuffisante.
Étapes de l’installation
Le processus d’installation suit généralement un protocole rigoureux. Après l’évaluation initiale du site et la prise de mesures précises, les équipements sont fabriqués ou ajustés aux dimensions exactes des ouvertures. L’installation proprement dite commence par la préparation des supports, suivie de la pose des dispositifs et de leur fixation définitive.
Les installateurs vérifient systématiquement la solidité des bâtis existants, renforçant si nécessaire les structures fragilisées. Chaque point d’ancrage fait l’objet d’un contrôle qualité pour garantir la résistance globale du système. L’intervention se conclut par des tests de résistance et la remise des clés sécurisées au propriétaire.
Délais et organisation
Les délais d’intervention se sont considérablement réduits grâce à l’optimisation des processus. En 2026, la plupart des entreprises proposent des interventions sous 48 heures pour les urgences, avec une pose complète réalisable en une journée pour un logement standard. Les situations complexes nécessitant des fabrications sur-mesure peuvent requérir une semaine de délai.
La coordination avec les copropriétés ou les syndics nécessite parfois des démarches administratives préalables qu’il convient d’anticiper. Certaines municipalités exigent des autorisations pour les installations modifiant l’aspect extérieur des façades.
Coûts et tarification en 2026
Prix des portes anti-squat Sitex
Le marché de la protection anti-squat affiche une grande variabilité tarifaire. Pour une porte anti-squat Sitex standard, les tarifs 2026 s’échelonnent généralement entre 350 et 800 euros par ouverture, installation comprise. Ce prix varie selon les dimensions de l’ouverture, l’accessibilité du chantier et les spécificités techniques requises.
Les protections pour fenêtres démarrent autour de 200 euros, tandis que les grandes ouvertures commerciales ou industrielles peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros. Les systèmes avec accès sécurisé intégré représentent un surcoût de 100 à 200 euros par rapport aux plaques de condamnation simple.
Tableau comparatif des solutions anti-squat 2026
| Solution | Prix moyen | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|---|
| Porte anti-squat Sitex standard | 350€ – 800€ par ouverture | ✓ Robustesse maximale<br>✓ Dissuasion visuelle forte<br>✓ Installation rapide (quelques heures)<br>✓ Accès sécurisé possible<br>✓ Résistance aux intempéries<br>✓ Durabilité excellente (plusieurs années) | ✗ Impact esthétique important<br>✗ Coût initial élevé<br>✗ Installation professionnelle obligatoire<br>✗ Traces de fixation après dépose<br>✗ Peu adapté aux bâtiments classés |
| Protection fenêtres métalliques | 200€ – 450€ par fenêtre | ✓ Protection efficace<br>✓ Coût modéré<br>✓ Installation sur-mesure possible<br>✓ Résistance éprouvée | ✗ Condamne complètement l’ouverture<br>✗ Nécessite la sécurisation de toutes les fenêtres<br>✗ Aspect massif peu esthétique |
| Barreaux et grilles | 300€ – 600€ par ouverture | ✓ Maintien de la ventilation<br>✓ Transparence visuelle<br>✓ Solution traditionnelle éprouvée<br>✓ Moins d’impact esthétique que les panneaux pleins<br>✓ Aspect dissuasif | ✗ Protection partielle (ne bloque pas totalement)<br>✗ Peut être coupée avec outillage adapté<br>✗ Entretien régulier nécessaire (rouille)<br>✗ Installation plus complexe |
| Système d’alarme connecté | 500€ – 1500€ + 30€-80€/mois | ✓ Surveillance 24h/24<br>✓ Alertes en temps réel<br>✓ Aucun impact visuel<br>✓ Traçabilité des événements<br>✓ Dissuasion par sirène<br>✓ Peut intégrer caméras et détecteurs | ✗ Abonnement mensuel obligatoire<br>✗ Nécessite alimentation électrique<br>✗ Risque de fausses alertes<br>✗ Ne bloque pas physiquement l’accès<br>✗ Vulnérable au brouillage |
| Vidéosurveillance autonome | 400€ – 1200€ | ✓ Installation sans électricité (batterie/solaire)<br>✓ Enregistrement des tentatives<br>✓ Effet dissuasif des caméras visibles<br>✓ Consultation à distance<br>✓ Pas d’abonnement obligatoire | ✗ Autonomie limitée des batteries<br>✗ Qualité d’image variable la nuit<br>✗ Ne protège pas physiquement<br>✗ Peut être vandalisée<br>✗ Stockage limité des vidéos |
| Gardiennage humain | 1500€ – 3000€/mois | ✓ Dissuasion maximale<br>✓ Présence permanente<br>✓ Entretien du bien inclus<br>✓ Intervention immédiate<br>✓ Maintien du bâtiment « vivant » | ✗ Coût très élevé<br>✗ Gestion administrative complexe<br>✗ Risques juridiques (bail précaire)<br>✗ Dépendance à la fiabilité du gardien<br>✗ Pas de garantie absolue |
| Occupation temporaire solidaire | 50€ – 200€/mois (charges) | ✓ Coût minimal<br>✓ Présence humaine dissuasive<br>✓ Entretien et aération du bien<br>✓ Valorisation sociale<br>✓ Prévention des dégradations liées à l’inoccupation | ✗ Sélection des occupants chronophage<br>✗ Risques juridiques en cas de conflit<br>✗ Pas adapté aux chantiers<br>✗ Délai pour retrouver l’accès<br>✗ Usure normale du bien |
| Panneaux composite nouvelle génération | 450€ – 900€ par ouverture | ✓ Plus léger que l’acier (-30%)<br>✓ Résistance équivalente à Sitex<br>✓ Finitions esthétiques variées<br>✓ Manipulation facilitée<br>✓ Innovation 2026 | ✗ Coût supérieur aux solutions classiques<br>✗ Recul limité sur la durabilité long terme<br>✗ Disponibilité encore limitée<br>✗ Peu de retours d’expérience |
| Films de protection vitrage | 80€ – 200€/m² | ✓ Totalement invisible<br>✓ Maintien de la transparence<br>✓ Installation rapide<br>✓ Renforce significativement le vitrage<br>✓ Protection UV additionnelle | ✗ Ne protège pas contre les ouvertures forcées<br>✗ Efficacité limitée face à détermination<br>✗ Complément uniquement, pas solution principale<br>✗ Nécessite remplacement si vitrage cassé |
| Solution hybride (Sitex + alarme) | 1000€ – 2500€ + 30€/mois | ✓ Protection maximale multicouche<br>✓ Dissuasion physique ET surveillance<br>✓ Alerte en cas de tentative sur protections<br>✓ Tranquillité totale<br>✓ Optimisation assurance | ✗ Investissement initial important<br>✗ Coûts récurrents (abonnement)<br>✗ Complexité de gestion<br>✗ Peut sembler excessif pour courtes périodes |
Recommandations selon votre situation
Pour une vacance de moins de 3 mois : Système d’alarme connecté ou vidéosurveillance autonome suffisent généralement, avec un rapport coût/efficacité optimal pour cette durée.
Pour une vacance de 3 à 12 mois : Protection physique Sitex sur les accès principaux, complétée éventuellement par une alarme pour les biens de valeur ou en zone à risque.
Pour une vacance de plus d’un an : Solution complète avec protection de toutes les ouvertures (Sitex) et système de surveillance, ou occupation temporaire selon la nature du bien.
Pour les chantiers de rénovation : Portes Sitex avec accès sécurisé permettant les va-et-vient des artisans, éventuellement complétées par vidéosurveillance pour les équipements stockés.
Pour les biens en zone très sensible : Solution hybride combinant protection physique renforcée et surveillance électronique avec télésurveillance professionnelle.
Facteurs influençant le coût
Plusieurs paramètres déterminent le budget final d’une sécurisation anti-squat. La localisation géographique joue un rôle significatif, les tarifs pratiqués en région parisienne excédant généralement de 20 à 30% ceux des zones rurales. L’urgence de l’intervention peut également majorer les coûts, les services express en moins de 24 heures entraînant des suppléments.
La complexité architecturale du bâtiment influence directement les prix. Les immeubles anciens avec des ouvertures non standardisées nécessitent des fabrications sur-mesure plus onéreuses. L’étage d’intervention constitue un autre facteur, les poses en hauteur requérant équipements et précautions supplémentaires.
Solutions de financement et aides
Certaines compagnies d’assurance proposent désormais des prises en charge partielles pour la sécurisation des biens vacants, reconnaissant l’intérêt préventif de ces investissements. Des dispositifs de défiscalisation existent pour les propriétaires bailleurs sécurisant des logements destinés à la relocation.
Les collectivités locales, dans le cadre de programmes de lutte contre l’habitat indigne et le squat, accordent parfois des subventions pour la sécurisation de bâtiments abandonnés en attente de réhabilitation. Ces aides restent conditionnées à des engagements de remise sur le marché locatif.
Aspects juridiques et réglementaires
Cadre légal de la protection anti-squat
La législation française encadre strictement l’installation de dispositifs de sécurisation. Le propriétaire possède le droit incontestable de protéger son bien vacant contre les intrusions. Toutefois, les installations ne doivent pas créer de dangers pour le public, respecter les servitudes de passage éventuelles et s’intégrer aux contraintes urbanistiques locales.
Dans les copropriétés, l’installation de protections sur les parties communes ou modifiant l’aspect extérieur peut nécessiter l’accord de l’assemblée générale. Les bâtiments classés monuments historiques ou situés dans des secteurs sauvegardés requièrent l’autorisation de l’Architecte des Bâtiments de France.
Obligations du propriétaire
Le propriétaire demeure responsable de la sécurité publique aux abords de son bien. Les dispositifs anti-squat doivent être installés de manière à ne présenter aucun risque de blessure pour les passants. Les éléments saillants, angles vifs ou systèmes de fixation dangereux sont à proscrire sur les zones accessibles au public.
L’entretien régulier des dispositifs constitue également une obligation. Les protections dégradées, présentant des risques de chute ou des parties tranchantes, doivent être réparées ou remplacées rapidement. Cette responsabilité s’étend sur toute la durée de l’installation.
Évolutions législatives 2025-2026
Les récentes modifications législatives ont renforcé les possibilités d’action des propriétaires face aux squats. La procédure d’expulsion administrative a été accélérée dans certains cas, réduisant les délais de plusieurs mois. Parallèlement, les sanctions pénales contre les squatteurs se sont durcies, avec des peines d’emprisonnement et amendes alourdies pour les récidivistes.
Ces évolutions ne diminuent cependant pas l’importance de la prévention, les procédures judiciaires restant longues et coûteuses même avec les simplifications récentes.
Avantages et limites des portes anti-squat
Bénéfices de la sécurisation
L’installation de protections anti-squat offre une tranquillité d’esprit considérable aux propriétaires de biens vacants. La dissuasion physique s’avère redoutablement efficace, la majorité des squatteurs potentiels se détournant des bâtiments manifestement sécurisés pour cibler des opportunités plus accessibles.
Au-delà de la protection contre les occupations illégales, ces dispositifs préviennent également le vandalisme, les vols de matériaux et les détériorations. Dans les chantiers de rénovation, ils protègent équipements et matériaux stockés temporairement. L’impact financier positif se mesure tant en économies sur les sinistres évités qu’en préservation de la valeur du bien.
Les assurances reconnaissent de plus en plus la valeur préventive de ces installations, certaines proposant des réductions de prime pour les biens sécurisés selon leurs normes.
Contraintes et considérations
Les protections anti-squat présentent néanmoins certains inconvénients qu’il convient d’anticiper. L’impact esthétique constitue la critique principale, particulièrement en contexte résidentiel où les panneaux métalliques peuvent détonner avec l’environnement architectural. Cette dimension visuelle peut compliquer la vente ou la location du bien pendant la période de sécurisation.
L’accessibilité pour les interventions d’entretien ou de travaux se trouve réduite, nécessitant systématiquement la manipulation des dispositifs de sécurité. Les propriétaires doivent organiser rigoureusement la gestion des clés et accès pour éviter les désagréments lors d’interventions urgentes.
Le coût initial représente un investissement non négligeable, particulièrement pour les bâtiments comportant de nombreuses ouvertures. Toutefois, ce coût reste largement inférieur aux frais engendrés par un squat abouti.
Alternatives et solutions complémentaires
Gardiennage et occupation temporaire
Le gardiennage humain, bien que coûteux, demeure la solution la plus dissuasive pour les biens de grande valeur ou superficie importante. Des entreprises spécialisées proposent désormais des formules d’occupation temporaire où des gardiens résident dans le bâtiment vacant, assurant une présence permanente tout en maintenant le bien.
Cette solution hybride entre sécurité et valorisation présente l’avantage de maintenir le bâtiment vivant, évitant les dégradations liées à l’inoccupation prolongée. Les occupants temporaires s’engagent à entretenir les lieux et signaler toute anomalie, moyennant un loyer symbolique ou la gratuité du logement.
Surveillance vidéo et télésurveillance
Les systèmes de vidéosurveillance connectée ont connu une démocratisation spectaculaire. Les caméras autonomes sur batterie avec transmission 4G permettent une installation sans raccordement électrique, idéale pour les bâtiments coupés des réseaux. La détection intelligente d’intrusion, couplée à des projecteurs automatiques et sirènes, dissuade efficacement les tentatives d’effraction.
Les forfaits de télésurveillance professionnelle, avec intervention sur site en cas d’alerte, offrent une protection active 24h/24. Les tarifs mensuels démarrent autour de 30 euros pour les formules basiques, atteignant 150 euros pour les services premium avec intervention physique garantie.
Stratégies combinées
L’approche la plus efficace en 2026 combine protection physique et surveillance électronique. Un bâtiment équipé de portes anti-squat et de caméras connectées bénéficie d’une sécurité optimale, la dissuasion physique étant renforcée par la détection précoce de toute tentative d’intrusion.
Cette stratégie multicouche permet également d’adapter la réponse selon la durée prévue d’inoccupation et le niveau de risque. Les courtes périodes peuvent se satisfaire d’une surveillance électronique, tandis que les vacances prolongées justifient l’installation de protections physiques complètes.
Choisir sa solution anti-squat : critères de décision
Évaluation des risques
La première étape consiste à évaluer objectivement le niveau de risque pesant sur votre bien. La localisation géographique influence considérablement cette évaluation, les zones urbaines denses et les quartiers en mutation présentant des risques accrus. L’historique de squat dans le secteur, consultable auprès des services de police municipale, fournit des indicateurs précieux.
Les caractéristiques du bâtiment jouent également un rôle déterminant. Les rez-de-chaussée accessibles, les bâtiments isolés et les constructions manifestement inoccupées attirent davantage l’attention des squatteurs. La visibilité depuis la voie publique constitue un facteur protecteur naturel qu’il convient d’intégrer dans l’analyse.
Durée de la période de vacance
La temporalité de l’inoccupation oriente fondamentalement le choix de la solution. Pour une absence de quelques semaines, une surveillance électronique renforcée peut suffire. Les périodes de trois à six mois justifient généralement l’installation de protections physiques légères, tandis que les vacances excédant six mois nécessitent une sécurisation complète type Sitex.
Cette considération temporelle influence également les choix techniques. Les installations prévues pour plusieurs années méritent des investissements dans des systèmes durables et résistants aux intempéries, alors que les protections temporaires peuvent privilégier la facilité de pose et dépose.
Budget disponible
La contrainte budgétaire détermine naturellement l’étendue des mesures envisageables. Un budget limité orientera vers la sécurisation prioritaire des accès principaux, quitte à compléter ultérieurement. Les propriétaires disposant de moyens plus importants peuvent opter pour une protection exhaustive incluant toutes les ouvertures et une surveillance électronique.
Il convient toutefois de considérer cet investissement dans une perspective globale, intégrant les économies réalisées sur les primes d’assurance et surtout les coûts évités en cas de squat. Une protection insuffisante par économie mal placée peut se révéler bien plus coûteuse qu’une sécurisation adéquate initiale.
Entretien et gestion des dispositifs anti-squat
Maintenance préventive
Les dispositifs anti-squat nécessitent un entretien régulier pour conserver leur efficacité. Les inspections trimestrielles permettent de détecter les dégradations, tentatives de forçage ou détériorations dues aux intempéries. Les points de fixation doivent être contrôlés, les systèmes de verrouillage lubrifiés et les éventuelles déformations signalées.
Les conditions climatiques rigoureuses, particulièrement en zones côtières ou montagneuses, accélèrent l’usure des composants métalliques. Un traitement anticorrosion complémentaire peut s’avérer nécessaire pour prolonger la durée de vie des installations dans ces environnements agressifs.
Intervention en cas de tentative d’effraction
Malgré les protections installées, des tentatives d’effraction peuvent survenir. Tout signe d’intervention sur les dispositifs doit faire l’objet d’un signalement immédiat aux forces de l’ordre, avec documentation photographique à l’appui. Ces éléments constitueront des preuves essentielles en cas de procédure judiciaire ultérieure.
Les réparations consécutives à une tentative doivent être effectuées rapidement, une protection endommagée signalant aux squatteurs potentiels une vulnérabilité exploitable. Les entreprises spécialisées proposent généralement des interventions d’urgence pour ces situations.
Désinstallation et remise en état
Lorsque le bâtiment retrouve une occupation légitime, la dépose des protections doit être réalisée professionnellement pour éviter d’endommager les bâtis et menuiseries d’origine. Les points de fixation laissent généralement des traces nécessitant une remise en état esthétique, particulièrement sur les façades visibles.
La récupération des dispositifs pour une réutilisation future représente une option économique pour les propriétaires gérant plusieurs biens. Les systèmes modulaires facilitent cette démarche de recyclage interne.
Retours d’expérience et témoignages
Les propriétaires ayant sécurisé leurs biens rapportent majoritairement une satisfaction élevée quant à l’efficacité des dispositifs installés. La tranquillité d’esprit procurée constitue le bénéfice le plus fréquemment cité, permettant d’aborder sereinement les périodes de vacance ou de travaux.
Les professionnels de l’immobilier recommandent systématiquement la sécurisation proactive, constatant que les coûts de prévention représentent une fraction minime comparés aux dépenses engendrées par un squat. Les marchands de biens et investisseurs intègrent désormais automatiquement ces postes dans leurs budgets d’acquisition de biens vacants.
Quelques propriétaires regrettent néanmoins la dégradation esthétique temporaire de leurs biens, particulièrement lorsque la période de sécurisation s’est prolongée au-delà des prévisions initiales. Cette dimension souligne l’importance d’une planification réaliste des durées d’inoccupation.
Perspectives et innovations futures
Le secteur de la protection anti-squat continue d’innover rapidement. Les développements attendus pour 2027 et au-delà incluent des matériaux composites encore plus performants, combinant légèreté, résistance et esthétique améliorée. Les finitions imitant bois ou pierre permettront une meilleure intégration architecturale des protections.
L’intelligence artificielle transformera la surveillance, avec des systèmes capables d’anticiper les comportements suspects et d’alerter avant même qu’une tentative d’intrusion ne se concrétise. La blockchain trouvera des applications dans la traçabilité des accès et la gestion décentralisée des autorisations pour les bâtiments partagés entre plusieurs intervenants.
Les préoccupations environnementales influencent également le secteur, avec un développement de solutions éco-conçues utilisant des matériaux recyclés et recyclables, réduisant l’empreinte carbone de la sécurisation des bâtiments vacants.


